Création

Nuit Caniculaire

Ma recherche photographique interroge l’image de la ville avec l’altération de nos perceptions par la chaleur.
L’image en Négatif Couleur sur le fragile papier Awagami invite à l’écoute des vulnérabilités et des modifications inhérentes à notre modernité.

L’urbanisme des villes connaît « un changement de paradigme né de l’émergence d’une science des villes » depuis la ratification par 167 pays du Nouveau Programme pour les Villes des Nations Unis (Déclaration de Quito, 2016).

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

La Garonne à l’entrée de Toulouse

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

Cacté dans le givre, parc de la Maourine Toulouse

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

station météo automatisée

L'hypoxie des carpes
L’hypoxie des carpes

Pour contrer l’hypoxie aquatique estivale, et jouer sa survie dans le bassin des Ramiers à Blagnac, la carpe remodèle la surface respiratoire de ses branchies.

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

Toulouse Plage sur le Pont Saint-Pierre, Toulouse

Toulouse Plage
Toulouse Plage

Toulouse Plage, Pont Saint-Pierre

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

Reflets entre bâtiments, Toulouse

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

Vent dans le cerisier, parc de la Maourine, Toulouse

Nuit Caniculaire
Nuit Caniculaire

Ventilateur sur un balcon construit en 2025

Chantier de la gare LGV de Toulouse
Chantier de la gare LGV de Toulouse

À l’horizon 2030, « faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résiliants et durables ».

Pascal Fayeton – Nuit Caniculaire, 2025, Photographie (FR – Toulouse)


Dans ma photographie chatoyante, je montre l’impact de la chaleur sur les murs et les corps, mets en évidence la fabrique de l’îlot de chaleur et comment l’urbanisation de nos villes met à profit « une science des villes » (Programme Habitat III des Nations Unies*).
Les nouveaux quartiers tiennent lieu de ligne de rencontre de différents horizons : l’économique, le scientifique, le social… (Bruno Latour**).

À Toulouse, je relie les lieux, les échelles et les outils de cette ’Adaptation’, par une collection d’images interrogeant l’articulation de la Recherche et de l’urbanisme.

4 thèmes, dont sont extraites les images, structurent ma recherche visuelle :
La climatologie urbaine (monitoring, modélisation et prévision)
Une architecture Avec ou Contre le soleil ? (Adaptation du bâti)
Où sont les vulnérabilités ? (Conditions du vivant)
Quelles sont les stratégies ? (Usages et urbanisation)

Exposition autoproduite par l’artiste, en collaboration avec la climatologue Julia Hidalgo du LISST-CNRS Université Jean-Jaurès.

* Programme des Nations Unies, Habitat III, signé à Quito, Équateur, 2016
** Bruno Latour, Le Parlement des choses, Écologie politique, n° 10, été 1994, repris dans Écologie & politique 2018/1 (N° 56), Éditions Le Bord de l’eau.

Les architectures des villes ont une relation ancienne avec les conditions météorologiques, mais je m’intéresse aux formes que cela prend ici aujourd’hui : une représentation des impacts et des adaptations dans la science et le discours urbain.
Une partie du travail documente les objets de la Recherche en climatologie développés pour étudier précisément l’espace urbanisé. Une autre partie observe l’inscription d’une adaptation aux effets de la surchauffe estivale dans la ville, visible dans les gestes individuels et collectifs. L’ensemble des moments et des lieux tout-à-fait ordinaires met en lumière une conception du vivant.

Exposition

Cæsar Palace Toulouse